Domaine de recherche en tumeurs urologiques
Les tumeurs urologiques comprennent le cancer de la prostate, la tumeur la plus fréquente et la deuxième cause de mortalité par cancer chez l’homme ; les tumeurs urothéliales (de la vessie et des voies urinaires) et rénales, toutes deux de fréquence moyenne à élevée et associées à une grande morbidité et mortalité ; ainsi que le cancer testiculaire, qui est la tumeur la plus fréquente chez les jeunes hommes.
Du point de vue de la recherche, il s’agit de tumeurs particulièrement pertinentes en raison de leur évolution, souvent prolongée et encore mal comprise, et du grand nombre de voies biologiques impliquées dans leur développement et leur traitement. Le blocage de la voie des androgènes (hormones sexuelles masculines) constitue l’axe fondamental du traitement du cancer de la prostate avancé et a connu des avancées majeures ces dernières années.
Le traitement du cancer urothélial a connu un essor considérable ces dernières années, fondé sur l’immunothérapie, l’inhibition de voies moléculaires spécifiques et le développement d’anticorps immunoconjugués.
Le cancer du rein est un modèle de recherche translationnelle, du fait de l’importance des voies de l’angiogenèse, de mTOR et, plus récemment, de l’immunothérapie. Enfin, le cancer testiculaire est la tumeur solide qui répond le mieux à la chimiothérapie, permettant la guérison chez la grande majorité des patients.
Ces tumeurs requièrent une prise en charge multidisciplinaire, en particulier aux stades initiaux et intermédiaires, pour lesquels il existe diverses alternatives thérapeutiques efficaces. D’importants progrès ont également été réalisés dans leur diagnostic et leur stadification, avec l’intégration de nouvelles techniques d’imagerie, telles que la TEP au gallium-PSMA.
Cette approche multidisciplinaire en fait des modèles particulièrement adaptés à l’obtention d’échantillons séquentiels et au développement de biomarqueurs. Pour toutes ces raisons, notre domaine concentre depuis plusieurs années ses efforts sur le développement de projets de recherche translationnelle, diagnostique et clinique dans les tumeurs urologiques, ainsi que sur la participation à des essais cliniques, qui permettent d’offrir à nos patients les dernières avancées thérapeutiques.
Nous participons en outre activement à des réseaux collaboratifs et à des consortiums régionaux et nationaux, tels qu’IdisNA, le Groupe espagnol de recherche sur les tumeurs urologiques (SOGUG), l’Association espagnole d’urologie, le Groupe d’oncologie urologique de l’Association espagnole d’urologie et le Club d’uropathologie de la Société espagnole d’anatomie pathologique (SEAP).

Axes de recherche du domaine
- Caractérisation morpho-fonctionnelle et de l’évolution clinique des patients au moyen de l’étude d’échantillons biologiques ; et au moyen de techniques diagnostiques de dernière génération, telles que l’IRM multiparamétrique, les biopsies de fusion ou la TEP au gallium-PSMA.
- Développement de nouvelles stratégies thérapeutiques par immunothérapie : immunothérapie intratumorale et combinée.
Activité de recherche du
Domaine de recherche en tumeurs urologiques
Départements :
- Département d’Urologie
- Département de Radiologie
- Service d’Anatomie pathologique
Chercheur principal :
- Bernardino Miñana López
Objectifs
- Identifier des profils moléculaires du cancer de la prostate associés à un risque accru de progression et/ou à une multifocalité.
- Corrélation des profils moléculaires avec les informations issues des examens d’imagerie afin de sélectionner les meilleurs candidats.
Départements :
- Service de Médecine nucléaire
- Département d’Urologie
- Département d’Oncologie
- Service d’Anatomie pathologique
Chercheuse principale :
- Macarena Rodríguez Fraile
Objectifs
- Définir si l’analyse des textures (radiomique) des études préopératoires TEP-PSMA apporte une information supplémentaire à la stratification du risque chez les patients atteints d’un cancer de la prostate. À cette fin, on analysera, au moyen de différents algorithmes issus de l’apprentissage automatique (machine learning), les variables de l’analyse des textures qui, conjointement à des variables du patient ou de la tumeur, permettent de stratifier plus précisément les patients présentant une maladie confinée et candidats à des thérapies curatives.
Départements :
- Service de Médecine nucléaire
- Département d’Urologie
- Département d’Oncologie
- Service d’Anatomie pathologique
Chercheuse principale :
- Macarena Rodríguez Fraile
Objectifs
- Corréler les constatations de l’étude TEP-PSMA avec celles de la pièce opératoire et du curage ganglionnaire, en se focalisant particulièrement sur les variables qui se sont avérées associées à une plus grande agressivité tumorale et, par conséquent, à un moins bon pronostic (GS, PSA préopératoire, infiltration ganglionnaire et invasion locale).
- Valider le rôle de la TEP au gallium-PSMA dans la stadification de ce groupe de patients, dans l’objectif de développer des algorithmes et des modèles permettant d’améliorer sa précision et sa valeur prédictive.
Départements :
- Service de Biochimie
- Département d’Urologie
- Département d’Oncologie
Chercheur principal :
- Álvaro González Hernández
Objectifs
- Identifier des biomarqueurs dans des échantillons séquentiels de patients atteints d’un cancer de la prostate traités par chirurgie, hormonothérapie ou chimiothérapie.
Départements :
- Programme d’Immunologie et d’Immunothérapie
- Département d’Oncologie
Chercheurs principaux :
- José Luis Pérez Gracia, Ignacio Melero
Objectifs
- Développer de nouveaux traitements d’immunothérapie fondés sur l’utilisation de combinaisons et l’administration par injections intratumorales, afin de transformer la tumeur en vaccin autologue. Les effets du traitement seront caractérisés au moyen de biopsies tumorales séquentielles.
Départements :
- Service d’Anatomie pathologique
- Département d’Oncologie
Chercheurs principaux :
- Carlos de Andrea, José Luis Pérez Gracia
Objectifs
- Développer des panels d’immunofluorescence multiplexe (Multiplex, Vectra Polaris, PerkinElmer) pour l’immunophénotypage du cancer urothélial chez des patients traités par immunothérapie, afin d’étudier l’existence ou non d’une relation d’indifférence mutuelle entre antigènes et lymphocytes T et le rôle qu’ils jouent dans l’évolution de la maladie.