Cancer de l’estomac

« Le cancer de l’estomac localisé présente un taux de survie à cinq ans de 68 %. »

DR. ANA CHOPITEA ORTEGA
SPÉCIALISTE. UNITÉ DE CANCÉROLOGIE GASTRO-INTESTINALE

Merco Salud 2025 Medical Oncology recognition seal image. Clinique Université de Navarre

Qu’est-ce que le cancer de l’estomac ?

Le cancer de l’estomac se développe en raison de la croissance incontrôlée des cellules de la couche interne de cet organe, formant ainsi une masse ou un ulcère. Le cancer de l’estomac, ou cancer gastrique, est une tumeur à forte mortalité. C’est pourquoi, lorsqu’un ulcère gastrique est détecté, une biopsie doit être réalisée afin de déterminer s’il présente ou non une transformation maligne.

La survie à 5 ans pour ce type de cancer est de 20 à 30 %. De plus, il présente un taux élevé de récidive, c’est-à-dire une probabilité accrue de réapparition du cancer après une période de rémission ou de guérison apparente.

Le cancer de l’estomac est deux fois plus fréquent chez les hommes que chez les femmes et présente un certain composant héréditaire qui permet d’adopter des mesures préventives.

La Clínica Universidad de Navarra dispose d’une équipe médico-chirurgicale hautement qualifiée pour le traitement des patients atteints d’un cancer de l’estomac. 

Nous assurons également un suivi par le service des soins infirmiers, qui contribue à un meilleur contrôle symptomatique et favorise le rétablissement rapide de nos patients.

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Quels sont les symptômes du cancer de l’estomac ?

De nombreux symptômes présentés par les patients atteints d’un cancer gastrique, ou cancer de l’estomac, se confondent souvent avec d’autres causes bénignes.

Perte de poids sans cause apparente

La perte de poids inexpliquée peut être un signe précoce d’un problème digestif sous-jacent, comme le cancer gastrique.

Douleur abdominale

Une douleur persistante ou localisée dans la région abdominale supérieure peut être liée à la croissance de la tumeur dans l’estomac.

Nausées ou vomissements

Des nausées fréquentes ou des vomissements récurrents, notamment s’ils contiennent du sang, sont des symptômes qui nécessitent une attention médicale immédiate.

Sensation de satiété précoce

Le fait de se sentir rassasié après avoir consommé de petites quantités de nourriture peut être un signe d’obstruction ou d’inflammation causée par la tumeur.

Fatigue

Une fatigue extrême, même après un repos adéquat, peut être due à une anémie ou à d’autres effets provoqués par le cancer.

Pertes de sang

La présence de sang dans les selles (méléna) ou dans les vomissements (hématémèse) peut indiquer un saignement interne associé au cancer de l’estomac.

Présentez-vous l’un de ces symptômes ?

Si vous soupçonnez présenter l’un des symptômes mentionnés,
vous devez consulter un spécialiste pour établir un diagnostic.

Quelles sont les causes du cancer de l’estomac ?

Les causes peuvent être multiples, de nombreux facteurs de risque jouant un rôle dans son développement.

Parmi ces facteurs figurent :

  • Âge et sexe. Le risque de développer un cancer de l’estomac augmente de manière significative chez les hommes de plus de 60 ans.
  • Incidence plus élevée dans certaines zones géographiques. L’incidence de ce type de cancer est plus forte dans certaines régions du monde, comme l’Asie de l’Est, l’Europe de l’Est et l’Amérique du Sud.
  • Les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer gastrique ont entre 2 et 10 fois plus de probabilités d’en développer un. De plus, certaines altérations génétiques ou syndromes héréditaires augmentent ce risque, tels que le cancer gastrique diffus, le syndrome de Lynch, la polypose familiale, le syndrome de Li-Fraumeni, le syndrome de Peutz-Jeghers ou encore la mutation des gènes BRCA1 et BRCA2.
  • Infections. Helicobacter pylori (H. pylori) : cette bactérie, associée aux ulcères gastriques, peut entraîner des modifications tissulaires favorisant l’apparition d’une tumeur. Virus d’Epstein-Barr (VEB) : bien que plus rare, il a également été associé à certains cas de cancer gastrique.
  • Les habitudes alimentaires constituent une autre cause possible. Un régime riche en sel, pauvre en fruits et légumes, ou une consommation élevée d’alcool et de tabac sont associés à une incidence accrue. Les lésions prémalignes (gastrite atrophique ou métaplasie intestinale) ainsi que les chirurgies précédentes peuvent favoriser l’apparition d’un cancer gastrique.
  • Avoir reçu une radiothérapie peut augmenter le risque de cancer gastrique, bien que ce facteur représente moins de 1 % des cas diagnostiqués.

Quel est le pronostic ?

Le pronostic du cancer de l’estomac dépend de plusieurs facteurs.
Cependant, les données indiquent qu’un cancer de l’estomac localisé présente un taux de survie à cinq ans de 68 %. Voici quelques-uns de ces facteurs :

  • Facteurs liés au patient
    • Âge et sexe : certains groupes d’âge et de genre présentent une plus grande susceptibilité.
    • État de santé général : il inclut la condition immunologique, l’état nutritionnel et la présence de maladies préexistantes.
  • Caractéristiques de la tumeur
    • Localisation et taille : la position de la tumeur et son extension peuvent avoir une influence.
    • Type histologique : l’aspect microscopique du tissu tumoral et le degré d’agressivité sont des facteurs déterminants.
    • Stadification TNM : ce système évalue la taille de la tumeur (T), l’atteinte des ganglions lymphatiques (N) et la présence de métastases (M).
    • Autres facteurs : la cytologie péritonéale et les caractéristiques biologiques de la tumeur jouent également un rôle important.
  • Facteurs liés au traitement
    • Résecabilité : possibilité d’enlever complètement la tumeur.
    • Type de chirurgie et lymphadénectomie : l’ampleur de l’intervention et le retrait des ganglions lymphatiques sont essentiels.
    • Complications postopératoires : la morbidité et la mortalité après l’opération influencent les chances de récupération.
    • Thérapies complémentaires : la radiothérapie, la chimiothérapie et l’immunothérapie peuvent améliorer les taux de survie dans certains cas.

Comment diagnostique-t-on le cancer de l’estomac ?

Le meilleur moyen de diagnostiquer cette maladie est la gastroscopie. Cet examen permet également d’obtenir des échantillons.

De plus, l’échoendoscopie, technique médicale avancée combinant endoscopie et échographie pour obtenir des images détaillées du tractus gastro-intestinal, permet de mieux détecter le degré d’infiltration locale et la présence de ganglions lymphatiques.

En outre, l’étude doit être complétée par un scanner (TDM) (tomodensitométrie), et il peut être nécessaire de réaliser une TEP (tomographie par émission de positons) ou une laparoscopie diagnostique.

Comment traite-t-on le cancer de l’estomac ?

En tenant compte du stade initial, des caractéristiques moléculaires et
de la situation clinique du patient, un plan thérapeutique individualisé est élaboré.

Lors de la chirurgie gastrique, la zone malade de l’estomac est retirée. Selon la localisation de la tumeur dans l’estomac, il peut être indiqué de retirer tout l’estomac ou seulement une partie. Dans certains cas, il est également nécessaire de retirer des organes voisins afin d’obtenir une résection complète.

Les types de chirurgie sont : la gastrectomie partielle ou totale. Au cours de l’intervention chirurgicale, une lymphadénectomie réglée est réalisée (actuellement la lymphadénectomie D2 est recommandée).

De nos jours, la voie laparoscopique, peu invasive, est privilégiée afin d’améliorer la récupération du patient après la chirurgie et de permettre un retour plus rapide à la vie quotidienne.

Certaines complications postopératoires possibles peuvent inclure une rupture de la rate, des lésions biliaires et/ou des canaux pancréatiques, des perforations œsophagiennes, des déhiscences/fistules, des hémorragies, une pancréatite aiguë postopératoire ou une dysphagie.

De plus, le patient peut développer un syndrome de dumping, lorsque les aliments passent trop rapidement de l’estomac vers l’intestin grêle.

La perte de poids et les déficits nutritionnels sont des conséquences fréquentes chez ces patients. Il est recommandé d’effectuer une évaluation par le service d’Endocrinologie et de Nutrition dès le diagnostic afin d’assurer un meilleur soutien et suivi.

En raison de la complexité chirurgicale de cette pathologie, il est essentiel de s’adresser à des centres spécialisés. La Clínica Universidad de Navarra dispose d’une équipe médico-chirurgicale hautement qualifiée pour réaliser ce type d’intervention.

De plus, un suivi est assuré par le service des soins infirmiers, permettant un meilleur contrôle symptomatique et une récupération plus rapide de nos patients.

Dans certains cas, même lorsque la tumeur est à un stade très avancé, une chirurgie palliative peut être envisagée. Cette intervention a pour objectif de soulager ou de prévenir les symptômes liés à la tumeur.

Les différentes options thérapeutiques peuvent être :

  • Gastrectomie subtotale : elle consiste à retirer la partie de l’estomac contenant la tumeur afin de traiter les problèmes qu’elle entraîne, tels que les hémorragies tumorales, l’obstruction ou encore la douleur non contrôlée par les médicaments.
  • Dérivation gastrique (gastrojéjunostomie) : cette intervention est pratiquée lorsque la tumeur empêche le passage des aliments, rendant impossible l’alimentation par voie orale. Dans cette chirurgie, la lésion tumorale n’est pas retirée ; un pontage est réalisé depuis la partie supérieure de l’estomac vers une nouvelle connexion dans l’intestin grêle, permettant ainsi le passage des aliments par cette voie.

Si le patient n’est pas apte à subir une intervention chirurgicale, ou si les symptômes sont moins marqués, d’autres techniques moins invasives peuvent être employées afin d’assurer un contrôle symptomatique adéquat.

La chimiothérapie est un traitement médical qui consiste à administrer des substances chimiques à l’organisme. Elle est principalement administrée par voie intraveineuse ou orale, bien que d’autres modes d’administration puissent être utilisés. Selon le moment de son administration, le traitement est appelé :

  • Traitement néoadjuvant : il s’agit de l’administration de la chimiothérapie avant une éventuelle intervention chirurgicale. L’objectif est de réduire la taille de la tumeur afin de faciliter l’opération.
  • Traitement adjuvant : il correspond à l’administration de la chimiothérapie après la résection chirurgicale. Son but est d’éliminer une maladie microscopique résiduelle et d’éviter la rechute.
  • Traitement palliatif : il s’agit d’un traitement administré à visée palliative. L’objectif est de réduire la charge tumorale et d’en tirer un bénéfice clinique pour le patient.

Le Département d’Oncologie Médicale de la Clínica Universidad de Navarra dispose d’une infirmière spécialisée dans ce domaine, en contact permanent avec les patients afin de minimiser les effets secondaires des médicaments. De plus, un suivi téléphonique est effectué pendant le traitement pour détecter précoce­ment d’éventuelles toxicités et les traiter de manière rapide et efficace.

Les anticorps monoclonaux sont des médicaments ciblant des protéines spécifiques agissant sur certains récepteurs. Les récepteurs sont de petites molécules ou des complexes moléculaires situés à la surface des cellules.

Après leur activation, une cascade d’événements se produit, déclenchant une réponse à cette activation. Les anticorps monoclonaux agissent en inhibant l’activation de ces récepteurs, ce qui empêche la prolifération ou la croissance des cellules tumorales.

L’irradiation gastrique, combinée à la chimiothérapie, constitue une stratégie essentielle pour la guérison de certains patients sélectionnés atteints d’un cancer gastrique. Des techniques d’irradiation précises sont indispensables afin de réduire les effets indésirables sur les organes abdominaux.

Dans les situations de rechute abdominale ou rétro-péritonéale après une première chirurgie et une radiothérapie, la protonthérapie ou la radiothérapie peropératoire peuvent permettre un meilleur contrôle local de la maladie chez ces patients.

Il existe plusieurs types de radiothérapie :

Externe. Elle utilise des faisceaux de rayonnements ionisants (ondes électromagnétiques) générés par des appareils de radiations situés à distance du patient (accélérateurs linéaires).

Interne, également appelée curiethérapie. Il s’agit d’une technique spéciale de radiothérapie consistant à introduire une source radioactive (radioisotope) dans la tumeur ou dans le lit tumoral lui-même (le tissu sain proche de la tumeur, restant après son ablation, et présentant un risque élevé de contenir une maladie microscopique résiduelle).

Protonthérapie. Ce traitement, grâce à sa moindre toxicité, est particulièrement indiqué pour les tumeurs difficiles d’accès ou proches d’organes à risque. La Clínica Universidad de Navarra dispose d’une Unité de Protonthérapie ou Thérapie par Protons.

Autres. Chez les patients atteints d’une maladie avancée, elle peut être efficace pour soulager la douleur (radiothérapie antalgique), contrôler les hémorragies (radiothérapie hémostatique) ou assurer un contrôle local de la tumeur.

En plus de tout ce qui a été mentionné, il ne faut pas oublier l’aspect émotionnel des patients atteints de cancer. À la Clínica Universidad de Navarra, il est possible de réaliser une évaluation conjointe avec le Service de Contrôle des Symptômes et de Médecine Palliative afin d’assurer une prise en charge symptomatique adéquate, ainsi que d’offrir la possibilité d’exprimer et d’aborder les effets émotionnels que cette maladie peut entraîner pour le patient et sa famille.

La combinaison d’un bon contrôle symptomatique et d’un accompagnement émotionnel adapté a montré une meilleure tolérance aux traitements et une plus grande capacité à faire face aux événements indésirables survenant au cours de l’évolution de la maladie.  

Protonthérapie contre le cancer

La thérapie par protons est la modalité de radiothérapie externe la plus précise, offrant une meilleure répartition de la dose de rayonnement et donc une irradiation moindre des tissus sains.

L’Unité de protonthérapie ou de thérapie par protons du Cancer Center Clínica Universidad de Navarra, située à Madrid, est la plus avancée d’Europe et la première intégrée dans un centre de cancérologie, bénéficiant de tout le soutien clinique, académique et de recherche de l’institution.

L’Unité de Cancer Gastro-Intestinal
du Cancer Center Clínica Universidad de Navarra

L’Unité de cancer gastro-intestinal est composée d’une équipe multidisciplinaire d’experts dans le diagnostic et le traitement des maladies de l’appareil digestif.

Elle réunit des spécialistes en gastroentérologie, radiologie, anatomopathologie, chirurgie, oncologie médicale et radiothérapie, ainsi que le soutien de l’équipe infirmière.

Quelles maladies traitons-nous ?

Imagen de la fachada de consultas de la sede en Pamplona de la Clínica Universidad de Navarra

Pourquoi à la Clinique ?

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Notre équipe de professionnels

Essais cliniques

À la Clínica Universidad de Navarra, nous disposons d’un grand nombre d’essais cliniques portant sur différentes pathologies oncologiques. Nous menons plusieurs essais cliniques à différents stades du cancer de l’estomac, ce qui nous permet de recruter un grand nombre de patients selon chaque situation clinique.

De plus, la Clinique dispose de l’Unité Centrale des Essais Cliniques (UCEC), ce qui facilite et garantit la sécurité des patients ainsi qu’un contrôle scientifique et éthique rigoureux des essais cliniques de haut niveau, tout en réduisant au maximum les délais administratifs pour leur mise en œuvre.

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