Cancer de l’anus
« Il faut s’efforcer de préserver la fonction anale tout en maintenant la meilleure qualité de vie possible. »
DR. LUCÍA CENICEROS PAREDES
SPÉCIALISTE. UNITÉ DE CANCÉROLOGIE GASTRO-INTESTINALE

Qu’est-ce que le cancer de l’anus ?
Le cancer de l’anus ou cancer anal est un type de tumeur peu fréquent. Il représente 5 % de toutes les néoplasies anorectales et 1,5 % des tumeurs gastro-intestinales.
Le canal anal est la portion terminale du gros intestin et correspond à une structure tubulaire de 3–4 cm qui s’étend de la peau périanale jusqu’à l’extrémité du rectum. Il est revêtu, dans sa portion supérieure, d’une muqueuse de type rectal, dans sa zone médiane (coïncidant avec la ligne d’interface pectinée) d’une muqueuse transitionnelle et, dans son segment inférieur, d’une muqueuse à épithélium pavimenteux stratifié.
Les tumeurs qui se développent dans cette région se classent en tumeurs de type squameux et de type épidermoïde, et en celles présentant une ligne de différenciation vers l’adénocarcinome (bien qu’au sein des carcinomes du canal anal, il s’agisse d’une entité rare).
En raison de la complexité chirurgicale de cette pathologie, il est indispensable de s’adresser à des centres spécialisés. La Clínica Universidad de Navarra dispose d’une équipe médico-chirurgicale hautement qualifiée dans le diagnostic et le traitement des patients atteints d’un cancer de l’anus.
De plus, nous assurons un suivi par le service des soins infirmiers, qui contribue à un meilleur contrôle symptomatique, des séquelles chirurgicales et favorise le rétablissement rapide de nos patients.

UNE MÉDECINE PERSONNALISÉE
Deuxième avis,
la tranquillité de savoir
Demandez un deuxième avis à nos professionnels ayant une grande expérience dans le diagnostic et le traitement des maladies oncologiques.
En 3 jours, sans sortir de chez vous.
Ou, si vous le préférez, vous pouvez vous rendre à la Clinique.
Quels sont les symptômes du cancer de l’anus ?
Vingt pour cent des patients atteints d’un cancer de l’anus sont asymptomatiques. Cependant, voici quelques-uns des principaux symptômes pouvant être associés à ce type de cancer.
Saignement anal
C’est le symptôme le plus fréquent et il constitue souvent l’un des premiers signes du cancer de l’anus. Il apparaît dans environ 45 % des cas.
Douleur ou sensation de pression dans l’anus
Certaines personnes ressentent une douleur ou une gêne persistante dans la région anale. Ces sensations peuvent s’intensifier en position assise ou lors de la défécation.
Démangeaisons ou prurit anal
La sensation de démangeaison dans la région anale, bien qu’elle puisse sembler bénigne, peut être liée à des altérations du tissu anal.
Gonflements ou masses dans la zone anale
L’apparition de nodules, de bosses ou d’une masse autour de l’anus est un symptôme à ne jamais négliger. Ces protubérances peuvent être visibles ou palpables et peuvent indiquer une croissance anormale du tissu.
Changements dans les selles
Des modifications des habitudes intestinales, telles que la diarrhée, la constipation persistante ou un changement dans la forme des selles.
Sécrétion anormale
Certaines personnes peuvent présenter une sécrétion anormale dans la région anale, ce qui peut être lié à la présence de tumeurs anales.
Inflammation des ganglions lymphatiques
Dans certains cas, les ganglions lymphatiques situés près de l’anus ou dans l’aine peuvent être enflammés ou augmentés de volume, ce qui peut indiquer une propagation du cancer.
Présentez-vous l’un de ces symptômes ?
Si vous pensez présenter l’un des symptômes mentionnés,
vous devez consulter un médecin spécialiste pour établir le diagnostic.
Quelles sont les causes ?
De multiples facteurs de risque ont été identifiés dans le développement des tumeurs du canal anal. Parmi eux, on retrouve notamment les infections par certains virus, tels que le virus du papillome humain (VPH) et le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).
Un autre facteur important est la consommation de tabac, car les substances cancérigènes présentes dans la fumée peuvent favoriser des altérations anormales du tissu anal.
La présence de fistules périnéales chroniques, associées ou non à la maladie de Crohn, constitue également un facteur de risque important, en particulier lorsqu’elles deviennent chroniques et persistent pendant plus de dix ans.
Par ailleurs, le lymphogranulome vénérien (LGV), une infection sexuellement transmissible, est aussi associé au développement de sténoses et de fistules périnéales, des affections susceptibles de compromettre la santé anale. La présence de ces altérations contribue à augmenter le risque de développer des tumeurs du canal anal.
Quel est le pronostic ?
De manière générale, les tumeurs du canal anal constituent une maladie curable, en particulier lorsqu’elles sont diagnostiquées à un stade précoce. Le dépistage précoce permet d’initier le traitement avant que la maladie ne progresse, améliorant ainsi les chances de guérison et la survie du patient.
Parmi les facteurs pronostiques influençant l’évolution de la tumeur figurent la taille et l’atteinte des ganglions lymphatiques. Ces éléments sont généralement directement liés au pronostic et à l’agressivité du cancer.
Les statistiques de survie à cinq ans varient également selon le stade au moment du diagnostic. Pour les tumeurs de stade T1 et T2, détectées à un stade initial, la survie globale à cinq ans est de 86 %. Cependant, dans les stades plus avancés, ce taux diminue à 45 %, ce qui souligne l’importance du dépistage précoce et d’un traitement approprié.
Comment diagnostique-t-on le cancer de l’anus ?
Le diagnostic nécessite une évaluation par un médecin spécialiste. En cas de suspicion, un toucher rectal doit être effectué, ce qui permet de détecter des anomalies de taille, de forme ou de texture.
L’examen doit être complété par une anuscopie (procédure médicale permettant au médecin d’observer le canal anal et la partie inférieure du rectum) afin de visualiser l’intérieur de l’anus et du rectum et de pouvoir réaliser une biopsie de la lésion. Dans certains cas, en raison de l’inflammation ou de l’infiltration de la lésion, cet examen peut être douloureux et nécessite alors une anesthésie.
Une fois le diagnostic confirmé, le bilan est complété par la réalisation d’un scanner (TDM) et d’une IRM pelvienne.
Comment traite-t-on le cancer de l’anus ?
Il convient de préserver la fonction anale tout en garantissant la meilleure qualité de vie possible.
Le traitement par radiothérapie associée à une chimiothérapie simultanée constitue le traitement curatif pour la majorité des patients atteints d’un cancer du canal anal localement avancé.
La combinaison de techniques d’irradiation externe avec la curiethérapie, dans des cas sélectionnés, permet d’obtenir des taux de réponse complète et de guérison supérieurs à 70 %.
De même, pour certains cas spécifiques, le traitement par protonthérapie peut réduire les effets secondaires et améliorer la tolérance au traitement.
La chimiothérapie est un traitement médical consistant en l’administration de substances chimiques à l’organisme. La chimiothérapie est principalement administrée par voie intraveineuse ou orale, bien que d’autres modes d’administration existent.
Dans certains cas, pour l’administration intraveineuse, il est nécessaire de mettre en place un dispositif appelé port-à-cath. Ce réservoir sous-cutané est constitué d’une membrane en silicone et d’un cathéter introduit par la veine sous-clavière jusqu’à la veine cave supérieure.
Le traitement est administré selon un schéma déterminé en fonction du protocole choisi. Avant l’administration du traitement, une évaluation du patient et une analyse biologique doivent être réalisées.
Chaque administration est appelée cycle. Certains traitements comportent plusieurs séances par cycle. Tout dépend du protocole thérapeutique utilisé.
La chirurgie n’est pas utilisée comme traitement initial en raison du risque de devoir retirer le sphincter anal, ce qui contraindrait le patient à une colostomie permanente.
Cependant, si les thérapies utilisées ne permettent pas une réponse tumorale suffisante, une résection abdomino-périnéale peut être envisagée. Cette intervention consiste à retirer la partie inférieure du côlon, le rectum et l’anus.
En raison de la complexité chirurgicale de cette pathologie, il est indispensable de s’adresser à des centres spécialisés. La Clínica Universidad de Navarra dispose d’une équipe médico-chirurgicale hautement qualifiée pour la réalisation de ce type d’intervention.
De plus, un suivi est assuré par le service infirmier afin de garantir un meilleur contrôle des symptômes, des suites chirurgicales et de favoriser une récupération rapide de nos patients.
Colostomie
La colostomie est une intervention chirurgicale consistant à amener une extrémité du côlon à travers une ouverture pratiquée dans la paroi abdominale (stomie). Les selles sont alors évacuées par la stomie dans une poche fixée à l’abdomen.
Dès le départ, la colostomie nécessite une série de soins spécifiques qui seront expliqués en détail par l’équipe infirmière spécialisée dans ce type de suites chirurgicales.
L’Unité de Cancer Gastro-Intestinal
du Cancer Center Clínica Universidad de Navarra
L’Unité de cancer gastro-intestinal est composée d’une équipe multidisciplinaire d’experts dans le diagnostic et le traitement des maladies de l’appareil digestif.
Elle réunit des spécialistes en gastroentérologie, radiologie, anatomopathologie, chirurgie, oncologie médicale et radiothérapie, ainsi que le soutien de l’équipe infirmière.
Quelles maladies traitons-nous ?

Pourquoi à la Clinique ?
- Évaluation globale du patient.
- Technologie de pointe.
- Professionnels experts qui font référence au niveau national.
Notre équipe de professionnels
Des spécialistes expérimentés dans le traitement du cancer de l’anus
Découvrez tout sur le cancer et ses derniers traitements
« Le présent et l’avenir du traitement du cancer reposent sur des équipes hautement spécialisées »
Le Dr Antonio González, directeur du Cancer Center de la Clínica Universidad de Navarra, présente un résumé de ce qu’est le cancer, de ses causes, de son diagnostic, de son traitement et des avancées innovantes dans la prise en charge future du cancer.